Parcours d'un pilote d'aviation d'affaire / Executive aviation pilot route
C'etait le déclancheur!
Un ami m'avait gracieusement offert la possibilité d'aller passer une journée à Saint Barth depuis saint Martin.
L'aller retour avec l'avion cessna Caravan monoturbine m'a d'avantage exalté que le sejour d'une journée lui même,a saint Barth, c'etait l'hiver 1992, et ma décision etait prise!
Je retournais en métropole , j arrêtais de "bricoler " professionnellement , et je commençais une formation de pilote. Ouais rien que ça!
Mes atouts: quelques milliers de francs économises , un peu d'audace mêle a de la naïveté , beaucoup de rêve et un excédant de motivation. Mais avant tout , une passion qui me tenait depuis ma plus tendre enfance.
A ce sujet, je dois vous dire que la révélation fut quand je n'avais que 5 ou 6 ans. Nous habitions dans le nord de la France et allions déménager au Nigeria en Afrique pour le travail de mon Pere . Ce changement m'excitait terriblement, mais surtout le fait de devoir prendre une machine volante pour s'y rendre, un DC10 de la compagnie UTA,m'intriguait tout particulièrement , c'etait même au dela , un espèce de sentiment qui ne me quitterait plus ( même encore maintenant et plus que jamais).
Ma mère me parlait de ce premier vol a venir comme quelque chose de magique, alors moi évidemment je la questionnais pendant des jours : et ou va t'on prendre l'avion? Et combien de temps ça durera? Il va vite comment l'avion? Ça va être la nuit? Mais comment il va faire alors, on voit rien? Etc etc....
Puis des jours ou des semaines après ( je sais plus trop, c'était en 1976 environ) est venu le grand jour.
D' abord le tout nouvel Aeroport Charles de Gaulle terminal 1 ( eh oui , il n'y en avait qu'un et il était tout neuf et tout moderne, on se serait cru dans Galactica!) déjà je me sentais dans mon élément , des voyageurs de partout vers toutes les destinations du monde, des personnes en uniforme, des pistes de décollages avec de gigantesques avions que je découvrais pour la première fois d'aussi près ( les fois précédentes je les avais suivi du regard moi allonges dans un champs et eux en croisière a plus de 10000 mètres d'altitude, autant vous dire qu'on appréciait moins les détails).
Enfin approchait l 'heure de l'embarquement, puis du départ, puis ...du...décollage , l'instant magique, une accélération puissante dans un bruit assourdissant, autant vous dire que j 'étais heureux comme tout, c'était vraiment ce qui me plaisait. Alors vous vous n' imaginez pas mon bonheur extreme quand j'ai demande a la superbe hôtesse si je pouvais visiter la "cabine de pilotes" et qu'elle m'a dit OUI.
J'y était reste un bon moment, les pilotes étaient vraiment d'une grande gentillesse. De sa bienveillance, le commandant m'avait alors pris sur ses genoux ,mis sa casquette sur ma tête , et laisser tenir les commandes ( le pilote automatique enclenche biensur) mais moi, je m'y croyais vraiment. Cela allait surtout me donner ma vocation:
J'allais devenir Pilote.